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11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 17:17
Paru dans CQFD, un article de Charles Jacquier, juin 2017

Paru dans CQFD, un article de Charles Jacquier, juin 2017

Les éditions commune et Film flamme, collectif de cinéastes, écrivent leur histoire du cinéma. La collection Cinéma hors capital(e), lancée en avril 2011, compte aujourd'hui 6 titres (lire toutes les informations ci-dessous!). Le dernier, Rushes de Bruno Muel, revient sur le parcours et l'engagement d'un cinéaste incontournable, compagnon de René Vautier, de Jean-Pierre Thorn, des ouvriers de Sochaux et de Renaud Victor.

 

Numéro 6   RUSHES DE BRUNO MUEL

Un texte magnifique de Bruno Muel sur les images, le montage, l'engagement — qui fait rendre un drôle de son à notre époque —, des documents sur les groupes Medvedkine, des photogrammes de Rio Chiquito et de Septembre chilien et un DVD comprenant la version restaurée d'Avec le sang des autres et un court de René Vautier (Les trois cousins). Ouvrage publié avec le soutien du CNL. Un grand merci à Iskra, aux Mutins de Pangée et à Moïra Chappedelaine-Vautier pour nous avoir permis de rééditer ces films.

 

Bruno Muel, c’est cela : cette façon unique de se mouvoir avec sa caméra, tel un danseur, d’un visage à l’autre, d’un geste à l’autre. C’était déjà là dans le premier film, Rio Chiquito : j’avais 20 ans et je découvrais pour la première fois, dans la forêt colombienne, des guérilleros avec de vrais visages. Plus tard, j’ai retrouvé cette caméra glissant au milieu des corps criant leur désespoir lors de l’enterrement de Neruda, après le coup d’état de Pinochet, dans Septembre Chilien. Bruno avait eu cette simplicité et ce courage-là : aller chercher sa caméra, son pote Théo, pour se glisser au milieu des gens. Peu d’entre nous ont eu cette force modeste. C’est sans doute cela qui fait qu'il a réalisé, avec les groupes Medvedkine, l’un des films les plus passionnants de l’après-68, Week-end à Sochaux, où il mêle documents et fictions avec un toupet et une liberté de ton incroyable. C’est pour moi l’un des films les plus inventifs de cette époque, qui témoigne, plus que nul autre, de cette aspiration à la révolution des jeunes ouvriers d’alors. Oui, c’est cela Bruno Muel : ce n’est pas seulement d’enregistrer une image dont il s’agit, c’est d’amour aux êtres et aux corps — à leurs révolutions. [Jean-Pierre Thorn]

 

> à lire : un entretien de Bruno Muel et Manuel Salamenca (en espagnol, publié initialement dans VOZ, traduit en français dans Le Grand Soir / le bel article de Tangui Perron dans Positif en février 2017 / Jacques Mandelbaum dans Le Monde... et tout dernièrement, un article très riche de Jean-Louis Fabiani : Le cinéma politique de Bruno Muel, sur son blog du Monde.

 

> à écouter/voir : la rencontre Bruno Muel/Christian Corouge/Tangui Perron à la boutique Potemkine le 27 avril dernier. Merci à Bruno Muel et Christian Corouge pour leur parole nécessaire, ainsi qu'à Manfred Long pour son accueil, ainsi qu'à toute l'équipe des réalisateurs !

 

> à télécharger : entretien par Dérives avec Bruno Muel et Christian Corouge au lendemain des projections des films de Bruno au Polygone étoilé pendant la Semaine asymétrique 2016.

 

Textes de Bruno Muel et Francine Muel-Dreyfus ; photogrammes et photographies inédites de Colombie, du Chili, de Besançon et de Sochaux.  Format 13x18, 240 pages, 95 illustrations couleur et NB. ISBN 979-10-91248-12-9 / août 2016 / DVD avec copie restaurée de Avec le sang des autres de Bruno Muel et Les trois cousins de René Vautier / Ouvrage publié avec le soutien du CNL / Prix 25 euros

 

 

Rushes de Bruno Muel et la collection sont en vente dans les librairies de Marseille (Odeur du Temps, Histoire de l'œil, Friche de la Belle de Mai, MuCEM, FRAC Provence-Alpes-Côte d'Azur, Maupetit…), à Paris (L'Atelier, les Mutins de Pangée, Boutique Potemkine, Cinémathèque de Paris, Librairie du Cinéma du Panthéon et La Friche), à Toulouse, librairies Ombres blanches et Terra Nova, aux Sandales d'Empédocle à Besançon et au Cinéma Spoutnik à Genève depuis janvier 2017. Et vous pouvez bien sûr écrire et commander directement auprès des éditions commune en écrivant à editionscommune@free.fr !

Je t'ai dans la peau de Jean-Pierre Thorn est également disponible à Lyon: Librairie Ouvrir l'œil, Le Bal des ardents, La Gryffe et à Villeurbanne: Les lettres à croquer, à Longwy, Librairie Virgule.

 

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Numéro 5   DIGITAL(E)  L'ARGENTIQUE À L'HEURE DU NUMÉRIQUE

Transcription du débat organisé par L'Abominable au festival Cinéma du Réel 2013. Avec Nicolas Rey, Nathalie Nambot, Stefano Canapa (L'Abominable) et Jean-Pierre Beauviala (Aaton), Francesca Bozzano (Cinémathèque de Toulouse), Olivier Dutel (Gran Lux), Lili Hinstin (Réel), Aurélia Georges (ACID), Jean-François Neplaz (Film flamme), Nadia Turincev (Rouge international)… Format 13x18, 128 pages couleur et NB. ISBN 979-10-91248-10-5 /novembre 2015 / Prix 10 €

 

Un jour se fera l'histoire du basculement de la projection cinématographique vers le numérique. L'histoire de ce qu'on appelle trop facilement une révolution (le mot revient à de multiples reprises dans le débat publié ici) mais qui a tout du contraire : plutôt une étape supplémentaire de l'industrialisation du commerce des images. Pourtant, tout basculement, aussi violent soit-il, a ses résistances, qu'incarnent celles et ceux qui, malgré les difficultés anciennes et nouvelles, poursuivent leur chemin, indifférents au sens du vent.

Le débat organisé par L'Abominable, laboratoire cinématographique partagé, à l'invitation de Cinéma du Réel pendant l'édition 2013 du festival, faisait suite à l'attribution du Grand Prix, l'année précédente, à un long-métrage en 16 mm, autrement, la Molussie, de Nicolas Rey. L'équipe de L'Abominable tente d'y créer un espace de discussion critique, partant du point de vue qu'un certain nombre de cinéastes tiennent à continuer à utiliser le support photochimique, qu'un certain nombre de programmateurs continuent à montrer des films en pellicule, qu'un certain nombre de spectateurs font la différence : un débat animé, reflet d'un basculement pourtant présenté comme une évidence.

L'Abominable

 

Ouvrage publié avec le concours financier du Conseil régional Provence-Alpes-Côte d'Azur, le soutien de L'Abominable et de Film flamme.

 

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Numéro 4    La parole perdue et retrouvée de Marc Scialom

Textes de Marc Scialom, Saad Chakali et Jean-François Neplaz. Format 13x18, 208 pages couleur et NB, DVD encarté des films Lettre à la prison (1969-1970, 16mm, 70'/restauration en 2008) et La Parole perdue (1969, 16mm, 8'), accompagnés d'un Entretien avec Marc Scialom, film de Franck Déglise-Bougherra (2006, 11'). ISBN : 979-10-91248-08-2 / Prix 25 €

 

"Film incandescent, film rescapé, Lettre à la prison est le grimoire halluciné d’une expérience intime de l’immigration. Une œuvre hors norme, dont la modernité trouve sa filiation du côté de Buñuel, Jean Vigo, Pasolini, un cinéma de poète, d’images fulgurantes; un cinéma de montage, de greffes, d’incidentes, de collision et de stases, où l’univers onirique et la vérité documentaire (du même registre parfois que celle du Jean Rouch de La Pyramide Humaine) se conjuguent pour mettre en scène l’expulsion de soi-même qu’opère la condition d’immigré. Dans la frontalité d’un gros plan saisissant, une petite tunisienne au visage maladroitement maquillé, concentre crûment dans son regard qui nous fixe l’assignation qu’elle a déjà appris des regards occidentaux. La lettre que Tahar adresse (en un off brut) à son frère emprisonné exprime ses vacillements au contact brutal du sol français, où les suspicions nourrissent fantômes et hantises. Articulant «la réalité objective et la subjectivité la plus profonde», Marc Scialom construit un récit d’une grande charge émotionnelle dont la force narrative tient au dévoilement progressif d’une culpabilité programmée."
Cati Couteau, membre de l’Acid

 

Biographie, Marc Scialom, né en 1934 à Tunis : « L’enseignement et le journalisme m’ont d’abord tenté. Simultanément j’ai essayé de faire des films. Il n’y en a guère eu que deux ou trois – à peine des ébauches. Le moins inabouti a été un court-métrage en 35 mm sur Dante, Exils, produit en 1966 et qui a obtenu un Lion d’argent à Venise en 1972.  Quant au plus ambitieux (qui fut aussi le moins bien reçu à l’époque), ç’a été un long-métrage en 16 mm tourné à Marseille, Lettre à la prison (1970). Après 1970, ayant rencontré décidément trop de difficultés dans le cinéma, je suis revenu à l’enseignement. Doctorat d’Etat obtenu tardivement : j’avais plus de quarante ans. J’ai été chargé de cours à la Sorbonne, puis maître de conférences d’italien à l’Université de Saint-étienne. Entre autres travaux universitaires, j’ai rédigé une traduction de la Divine Comédie publiée par Le Livre de Poche (1996, 3 rééditions). Mais depuis longtemps je me voulais aussi romancier. La retraite m’en laisse enfin le loisir. J’avais déjà publié, en 1967, un court roman intitulé Loin de Bizerte (Mercure de France). Et cette année-ci, j’ai achevé un second roman plus ample, Les autres étoiles, publié chez  Artdigiland. Je m’attelle maintenant à l’écriture d’un conte fantastique traitant des thèmes qui continuent de me tenir à cœur, l’exil, l’humiliation. »

 

Ouvrage publié avec le concours financier du Conseil régional Provence-Alpes-Côte d'Azur, de la Ville de Marseille, avec le soutien de Film flamme et de Shellac.

Vous pouvez également commander les autres ouvrages de Marc Scialom chez Artdigiland, Dublin

 

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Numéro 3   JE T'AI DANS LA PEAU DE JEAN-PIERRE THORN

Textes de Jean-Pierre Thorn, Jean-François Neplaz, Kiyé Simon Luang, Laura Laufer et Raphäl Yem ; témoignages de Séverin Montarello, Michel Olmi (recueilli par Raphaël Mouterde), Françoise Arnaud ; documents : entretien Serge Daney/Jean-Pierre Thorn- Microfilm 1990. Format 13x18, 208 pages couleur, DVD encarté Je t'ai dans la peau de Jean-Pierre Thorn (118') et Traces de Je t'ai dans la peau de Achille Chiappe (29'15"). ISBN : 979-10-91248-05-1 / Prix 25 €

 

Je t’ai dans la peau est une fiction tournée à Marseille en 1988. Inspiré d’une histoire réelle, le film raconte l’histoire de Jeanne, religieuse qui tombe amoureuse d’un prêtre-ouvrier, devient leader syndicaliste et s’engage au service de la cause féministe. Jeanne, jouée par Solveig Dommartin, l’héroïne des Ailes du désir, ou celle par qui le scandale arrive… Elle aspire au bonheur mais incarne jusque dans sa fin tragique l’aventure d’une génération qui voit, des années 1950 à 1981, ses rêves se briser implacablement… Ce livre et ce film ne nous enferment pas dans une histoire passée, mais posent au contraire des continuités entre des engagements d’hier et leurs métamorphoses au présent.

 

"Cher Jean-Pierre Thorn, bien que mon désir soit on ne peut plus réel de voir, revoir, parler de, écrire sur vos films, j'ai glissé depuis l'été dans le Grand Divertissement: voyages incessants, conférences innombrables, fatigue probablement vaine. Avec à peu près tout ce que j'aime vraiment, vos films ont été victimes de ce temps qui passe sans qu'on puisse lui accorder une véritable importance, ni en prendre la mesure. Ayant constaté les dégâts, j'ai fini par réorganiser tout mon temps et me voici dans un hameau désert… Enfin, chaque soir, je regarde un de vos films. Ma hiérarchie est mouvante, mais ce matin, je pense que mon préféré est Le dos au mur, que je tiens pour le plus grand de tous les films que je connais qui traitent de l'usine sous l'angle du conflit (il y a de grands films chinois qui en traitent sous l'angle de sa fin). Du reste, les séquences d'atelier dans Je t'ai dans la peau sont également remarquables, faisant venir au jour sinon le conflit du moins ses conditions. A vrai dire, le récit que vous proposez de la France vu du point de son peuple réel est unique en son genre. Fraternellement, cher camarade, cher ami lointain et proche,

Alain Badiou"

 

Jean-Pierre Thorn  est réalisateur, il est notamment l'auteur de Oser lutter, oser vaincre Flins 1968, Le dos au mur (1990), Faire kiffer les anges (1996), On n'est pas des marques de vélo (2002), 93 La Belle rebelle (2007-2010)… Achille Chiappe est réalisateur, il est notamment l'auteur de Etant donné Richard Baquié (1998), Il va pleuvoir (1996), Notre-Dame de Jérusalem (1994), Maria (1993)…

A lire, un article de Rodolphe Olcèse, paru dans le magazine en ligne A bras le corps : c'est ici.

Ouvrage publié avec le concours financier du Conseil général des Bouches-du-Rhône, du Conseil régional Provence-Alpes-Côte d'Azur, et le soutien de la Cinémathèque de Toulouse, des Films d'Ici et de Film flamme.

 

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Numéro 2  Flacky & camarades, Le CINÉMA TIRÉ DU NOIR DE AARON SIEVERS  

Textes de Aaron Sievers, Jean Duflot, Marc-Henri Piault, Christian Hottin, Jean-François Neplaz, Marie-Jo Aiassa, Kiyé Simon Luang. Textes extraits du film : André Flament, Roger Moreels, Ignace Flaczynski. Format 13x18, 144 pages (16 pages couleur, 128 pages noir et blanc, 42 images, DVD encarté du film Flacky & camarades ou le cheval de fer  (103 mn) avec court métrage La leçon de cinéma de Pierre Gurgand  (11 mn). ISBN : 978-2-9534899-4-1 / Prix 25 €

 

à la fin des années soixante-dix, Pierre Gurgand, réalisateur, alors conseiller technique et pédagogique auprès de l’Institut National d’éducation Populaire, avait déplacé les stages cinématographiques et photographiques dans les corons, au cœur du peuple, entre Lens, Sallaumines et Liévin. C’était la fin des mines, le lent démantèlement de l’industrie lourde, une page de l’histoire ouvrière se tournait. Nous nous sommes retrouvés, longtemps plus tard, dans un même « faire » cinématographique. Les outils étaient là, au Polygone étoilé. Nous avons commencé à revoir et écouter, ensemble, les trente heures d’images et les deux cents heures de sons enregistrés par son équipe et par les stagiaires au cours de ces années passées en Pays Minier. En 2003, au lendemain du décès de Pierre, tenant promesse et m’entourant de complices, je me suis mis à la table de montage pour me confronter à cette matière monumentale. Il s’agissait tout d’abord d’extraire la parole des mineurs, d’extraire leur mémoire et de la remonter à la lumière. La fragilité des images inversibles 16 mm, mais aussi la réelle présence des stagiaires, perceptible dans la matière filmée, par les mouvements, leurs tremblements, les temps de prises de vue et leur rythme, m’ont conduit à conserver la durée initiale des plans et à réaliser un montage cut, sans coupes. La fragilité des images, entre surexposition, flous et filages, fait surgir l’humain comme une apparition. 

Aaron Sievers

 

Aaron Sievers est réalisateur, monteur, chef opérateur et conseiller technique des Ateliers Cinématographiques Film flamme. Pierre Gurgand, conseiller technique et pédagogique cinéma auprès de l’Institut National d’Education Populaire, est réalisateur. Il a lancé les unités cinéma des Maisons de la Culture de Martinique et de Polynésie ainsi que les ateliers de Création du Nord-Minier et du Poitou.

 

La réédition de ce livre en 2012 a été soutenue par le Conseil général des Bouches-du-Rhône.

 

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Numéro 1 LA REMONTÉE DU TEMPS DE JEAN-FRANÇOIS NEPLAZ
 

Ouvrage collectif : Frédéric Valabrègue, J.-F. Neplaz, Paul-Emmanuel Odin et Rodolphe Olcèse à propos de 4 courts métrages (L’autre matin... en attendant Mario Rigoni Stern 2006, 13’ | Tu, un film polonais 1991, 13’ | Ante Inferno 1987, 11’ | Champ profond 1979, 12’). Format 13x18, 96 pages noir et blanc, dessins, 3 images couleurs, 10 NB, DVD du film encarté. ISBN : 978-2-9534899-3-4 / Prix 20 €  

 

Trois auteurs parcourent cette spirale du temps proposée par J.-F. Neplaz (cinéaste et cofondateur de Film flamme et du Polygone étoilé) et font lecture des films qui fondent l'ouvrage. Lectures autant contradictoires parfois, que complémentaires dans leurs perceptions et analyses. Depuis l'enracinement sombre et « l'emprise au sol » du cinéaste relevés par Frédéric Valabrègue (écrivain et enseignant aux beaux-arts de Marseille), ou l'élancement qu'y joue la figure de l'arbre, écologie politique et physiologique scrutée par Paul-Emmanuel Odin (artiste, directeur artistique à la Compagnie, critique), jusqu'à l'hypothèse des éclats de lumière qui font vibrer la sensibilité spiritualiste de Rodolphe Olcèse (cinéaste et critique de cinéma), c'est la complexité interprétative d'une œuvre qui se révèle. Une œuvre alors dont le rapport à la guerre civile agit sur la matière humaine comme un soc de charrue travaille la terre, en retourne et met à nue l'entraille. Et c’est une mise à nue aussi que propose J.-F. Neplaz. Son texte suit deux chemins entrelacés : un premier récit retrace la genèse de ces 4 films et constitue un descriptif du processus de création de chacun d’eux. Parallèlement, dans un second mouvement, l’auteur porte une réflexion sur le geste cinématographique et interroge de manière critique son analyse chez des théoriciens comme Jacques Rancière et Giorgio Agamben à travers le geste politique et poétique de Jean-Luc Godard. Une réflexion qui déporte l’attention de l’analyse sur le rôle du son et celui de l’improvisation. 

 

J.-F. Neplaz est diplômé de l’Institut des Hautes études Cinématographiques (IDHEC, devenue la FEMIS) en 1979 (prise de vue et réalisation). Dernier film, sorti en 2015 : 1999 ou la Belle humeur, avec Jean-Paul Curnier, sa filmographie est en ligne sur le site du Polygone étoilé. Il est  également producteur,  il a dirigé la restauration de Lettre à la prison de Marc Scialom, film retrouvé, tourné entre Marseille et Tunis au cours des années 1969-1970, dont la sortie en salle en décembre 2009 a reçu un accueil critique élogieux. Il a également accompagné la production de Flacky & camarades ou Le cheval de fer de Aaron Sievers. Entretien avec le cinéaste, "Nos Libertés", à écouter sur le site des amis de Dérives.

 

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Numéro 0     QUE DIRE ?

Textes des auteurs de Film flamme. La publication a paru au moment où les films du collectif sont sélectionnés (et primés !) par les plus grands festivals internationaux alors que leur réalisation est peu soutenue… Auteurs : Kiyé Simon Luang et Jean-François Neplaz | Avril 2010 | Format : 13x18cm, 40 pages, 4 ill. NB. Ce numéro est aujourd'hui offert à tous les acheteurs des numéros suivants.

Pendant plusieurs années, nous avons travaillé sans chercher à faire savoir. Au temps du grand communicant c’est mort subite… Ou peut-être pas. Si t’exposes pas, tu prêtes pas le flanc. C’est comme une brume qui jette le trouble sur la visée… Manque de courage disent certains qui sont les premiers à tirer. Sourire… Passé du «Que faire?» au «Que dire?» dans un glissement de siècle. Les mots font sature, boursoufle, avance sur recette, scénario, météo de la veille, pilule du lendemain, sondage et analyse… Comme en temps de guerre, mesure et contre-mesure, signal et brouillage. Les films viennent après, dont on sait tout quand ils arrivent. Et en vérité c’est vrai, souvent on en sait tout. C’est pas la moindre des surprises que ces images et sons qui tiennent en quelques mots. Sous le règne de l’image, on parle pour voir. Même le son qui s’affiche graphe. ça se voit sur l’écran que le son n’est pas assez, ou trop… On n’en croit pas nos oreilles, visiblement… Les mots font boucan. Les bouquins se font désirer. Sur notre chemin, un rien pensé… Il y a quelques balises. Et des compagnons. Convoqués au gré des coups de chien pour venir à la manœuvre, tourner le bout qui va bien, «empanner la table à carte»… Boire en équipage. On en pose là, aujourd’hui dans cette publication, de ces moments du passé. Pas vraiment fondateurs, pas vraiment manifestes. Ils sont venus plutôt dans le tombé du geste. L’ami qui pose une question, le verre cogne sur la table… Et on raconte un peu. On se livre…

J.-F. Neplaz

La collection Cinéma hors capital(e) a reçu leur soutien depuis 2011

La collection Cinéma hors capital(e) a reçu leur soutien depuis 2011

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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 22:23
Derrière la Bourse, vue d'ensemble, 1926 [MHM] portée par Christine Breton et Sylvain Maestraggi © Patrick Box

Derrière la Bourse, vue d'ensemble, 1926 [MHM] portée par Christine Breton et Sylvain Maestraggi © Patrick Box

Le livre de Christine Breton et Sylvain Maestraggi retrace le séjour des philosophes allemands Walter Benjamin, Ernst Bloch et Siegfried Kracauer à Marseille en septembre 1926, à l’occasion de la publication d’un article d’Ernst Bloch dans la revue Les Cahiers du Sud. Il est conçu en deux parties : d’un côté, un conte urbain, récit de l’événement par Christine Breton, conservateur honoraire du patrimoine et historienne de l’art ; de l’autre, un corpus de leurs correspondances (notamment avec Marcel Brion et Jean Ballard) et de textes inédits ou nouvellement traduits, réunis et commentés par Sylvain Maestraggi, philosophe, éditeur et photographe. Au centre, un cahier de photographies, Marseille, telle que l’ont vue les trois auteurs...


Le livre est consacré à cet événement, à cette constellation intellectuelle. Il s’interroge sur la peur qui les a saisis en parcourant la ville. Comment ce qu’ils ont découvert à Marseille a-t-il été déterminant dans l’évolution des œuvres et dans l’écriture des trois penseurs ?

 

A lire : la note de lecture de Charles Jacquier parue dans Le Monde Diplomatique de septembre 2017 et l'article de Dane Cuypers dans son blog, Atmotsphère.

 

Plusieurs rencontres ont eu lieu à Marseille en 2017, à L'Odeur du temps, chez Volume à Paris et pendant le festival Oh les beaux jours. En attendant les prochaines, vous pouvez lire le Feuilleton du Grand Vide, imaginé par Christine Breton et suivre ses balades en centre-ville lors des dimanches de La Canebière…

 

 

Christine Breton est conservateur honoraire du patrimoine et docteur en histoire. Depuis 1983, elle creuse l’idée du musée comme forme industrielle de l’utopie. Elle cherche, depuis les Récits d’hospitalité, histoire renversée des Quartiers nord de Marseille, une écriture de l’histoire capable de restituer collectivement et économiquement les savoirs des vaincus ou les traditions orales toujours vivantes, en passant par les codes du récit de voyage ou de l’archéologie vécue. La force émotive reste le moteur de son écriture.


Sylvain Maestraggi est auteur, photographe et éditeur indépendant. Il a consacré ses études de philosophie à l’œuvre de Walter Benjamin. En 2009, il réalise Histoires nées de la solitude, film inspiré des textes de Walter Benjamin sur Marseille. En 2013, il fonde L’Astrée rugueuse, structure d’édition au sein de laquelle il publie deux livres de photographies : Marseille, fragments d’une ville (2013) et Waldersbach (2014).
 

ISBN 979-10-91248-13-6 / Format fini : 135 x 200 mm - 260 pages, dont cahier photo de 48 pages - 500 exemplaires - prix 20 € / Vous pouvez trouver le livre à Paris auprès de Samuel Hoppe et de sa très belle Librairie Volume 47 rue Notre Dame de Nazareth - 75003, à la librairie Texture 97 avenue Jean Jaurès 75019, chez Libralire, 116 rue Saint-Maur 75011, à l'Atelier Intégral, 5 rue Jules Vallès 75011, à L'Atelier, rue du Jourdain 75020 Paris), à Aix-en-Provence (Librairie Le Blason) et à Marseille (L'odeur du temps, Maupetit, Histoire de l'œil, chez Jeanne Laffitte, à L'Atinoir, au Mucem et au FRAC-Provence-Alpes-Côte d'Azur).

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13 août 2015 4 13 /08 /août /2015 12:07

Les Trajets de Vie de la compagnie Ex Nihilo, 2008-2010, en Espagne, à Séoul, à Paris…

Il y a du Jacques Tati dans la légèreté, le décalage et la modestie des danseurs d’Ex Nihilo. Nul mieux qu’eux incarnent l’esprit des lieux où qu’ils soient situés, avec poésie, engagement et humanité.
Friches, parkings, corniches, lieux inhabités et brisures de ville, buildings et ruelles, passages ou marchés, leur manière d’être à la danse s’exprime dans une relation vive avec le paysage, donne à ressentir le mouvement dans ce qui paraît inerte.
Leurs trajectoires fabriquent du vide là où il y a de l’encombrement, tracent des lignes d’horizon dans les espaces saturés, font surgir du rêve là où tout est vacuité. Leur danse donne naissance aux images, suscite du silence dans le brouhaha, fait apparaître ce qui apparemment ne se voit pas. Une danse calligraphe qui colorise le paysage le plus gris, qui poétise le plus inhospitalier, qui relie ce qui est défait dans nos mondes modernes.
Martine Derain propose un ouvrage qui donne au lecteur la place du spectateur, les danseurs redessinent l’espace urbain sous nos yeux, corps libres dans la ville, engagés dans ses moindres aspérités, un livre comme un film. Clap !

Claudine Dussollier [Auteur, éditrice, géographe]

 

> vous pouvez trouver ce livre en librairie à Marseille (Odeur du temps, Histoire de l'œil, MuCEM…), à KLAP maison pour la danse, à Lyon (librairie Bal des ardents), à Paris (Artscena, Centre national de ressources des arts de la rue et des arts du cirque), vous pouvez commander ce livre directement auprès de la compagnie Ex Nihilo [paiement Paypal] ou auprès de notre maison : editionscommune@free.fr

 

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Compagnie Ex Nihilo/Apparemment ce qui ne se voit pas
312 pages couleur, format 16,5x20cm à l'italienne, reliure apparente / 135 photographies, 19 dessins. Textes en français et en anglais [Anne le Batard et Jean-Antoine Bigot, Claudine Dussollier, Michel Kelemenis, Alexis Pelletier, Laurence Rebouillon, Emmanuel Sérafini, Jean-Sébastien Steil] ISBN : 979-10-91248-06-8.

Prix 25 euros + frais de port

 

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There is something like Jacques Tati’s lightness, eccentricity and modesty in Ex Nihilo dancers. No-one embodies better than they do the spirit of the places — wherever they are, with poetry, commitment and humanity. Brownfield sites, parking lots, ledges, uninhabited places and fragments of cities, buildings and alleys, passages or markets — their way of being in dance is expressed through a flowing relationship with the landscape, making us experience movement in what appears to be without life.

Their trajectories form space where there is congestion, open up horizons in crowded areas and create dreams whereeverything is emptiness. Their dance gives rise to images, produces silence amid the hubbub, and reveals what apparently cannot be seen. Their calligraphic dancing which gives colour to the greyest landscape creates poetry from the most inhospitable and draws together what is unconnected in our modern worlds.

Martine Derain presents a book that gives the reader the role of the spectator: the dancers reshape urban space before our eyes, free-moving bodies in the city, engaged with the smallest nooks and crannies — a book which reads like a film.

Claudine Dussollier [Auteur, éditrice, géographe]

 

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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 17:45
Hôtel du Nord - Récits d'Hospitalité de Christine Breton

Les Récits d'hospitalité de Christine Breton, conservateur honoraire du patrimoine et docteur en histoire, renversent le point de vue sur la ville et prennent pour centre l’ensemble des quartiers septentrionaux de Marseille. Ils viennent de sa longue expérience d'une mission expérimentale créée en 1995 sur le territoire du Grand Projet Urbain où elle a été nommée pour y appliquer les principes européens de patrimoine intégré (coordination et création de réseaux avec la société civile ; recherches et suivi scientifique avec les habitants et les professionnels du patrimoine ; coordination avec l'autorité scientifique, le Conseil de l'Europe et diffusion des textes comme la convention de Faro ; coproduction d'événements et de balades patrimoniales…) La collection, dont le dernier numéro a paru en 2014, laisse la mémoire d’un genre éditorial surprenant, qui s’est ouvert durant trois ans aux engagements intellectuels et économiques. Neuf Récits d’hospitalité, neuf balises dans les quartiers des 15 et 16e arrondissements de Marseille. Là se trament des alternatives historiques, là s’invente la ville, là l’espoir, celui qui traverse le désastre, a une couleur septentrionale.

 

Plusieurs récits sont aujourd'hui épuisés : La Ville perchée et Le Livre du Ruisseau, histoire du ruisseau des Aygalades : vous pouvez les obtenir sous forme numérique (fichier pdf basse définition) en écrivant à editionscommune@free.fr

 

 

N°7 PETITS FRONTS DE GUERRE SOCIALE

Texte : Christine Breton. Artistes invités : Jean-François Neplaz, Ruedi Baur, Stéphanie Nava. Format 15/16 cm, 64 pages, prix 10 €. ISBN : 979-10-91248-04-04

 

Parce qu’ici s’achève le cycle des Récits d’hospitalité, histoire de Marseille vue du nord. Reste à raconter les douze marches mensuelles incorporées à l’année Capitale européenne de la culture Marseille-Provence 2013, passage secret trouvé pour remonter au présent, pour transmettre l’hospitalité reçue et les savoirs accumulés. Faire un livre comme on marche dans un quartier, voici l’enjeu de ce dernier. Parce que vous avez parfois été choqués de m’entendre dire “petits fronts de guerre sociale” pour condenser l’injustice que traversent ainsi marches et hospitalité. Parce qu’un jour de 1940, dans la tradition des opprimés, le philosophe Walter Benjamin est revenu sur la rue de Lyon pour taguer : “Il n’est aucun document de culture qui ne soit aussi document de barbarie”. Ce jour-là, tous les réservoirs de documents, tous les musées, sont d’un coup devenus muets.
 — Fin de l’émission.
 — Apparition de ce qui s’invente ailleurs, de l’autre côté de la ville et de la politique, avec vous qui marchez.

 

 

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N°6 ZONE ARRIÈRE-PORTUAIRE

Texte : Christine Breton. Artiste invitée : Dalila Mahdjoub. Format 15/16 cm, 96 pages, 10 € / ISBN : 979-10-91248-01-3

 

Le sixième point de vue des Récits est tout entier absorbé dans le désastre, la violence d’une disparition : celle du travail. Comme dans les numéros précédents, la recherche des traces de ce grand pan du contrat social fait se rencontrer des récits issus d’alternatives collectives. Des exemples têtus apparaissent dans l’énergie de la vie qui bricole. Des Vivre-Ensemble s’inventent au Désert de la ville. A montrer Marseille depuis son Nord, à regarder la zone arrière-portuaire depuis son confin Sud, les récits finissent par atterrir dans l’Histoire-Monde. Un contexte se crée qui permet à Dalila Mahdjoub de représenter, conserver, transmettre sa mémoire familiale. Et quand le livre se met à tricoter savoirs et transmission vivante, il se pose comme tiers actif. Il suffit de montrer.

 

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N°5 PORTES SUBLIMES ET JARDINS-POÈMES

Texte : Christine Breton. Artiste invité : Akhenaton. Format 15/16 cm, 96 pages, 10 € / ISBN : 979-10-91248-00-6

 

On dit que L’Eliade, monument de poésie baroque, grand poème épique en trois chants a été détruit, en 1684, à la mort de son auteur Pierre de Saint-Louis. Le poète a été ermite dans la grotte du ravin de la Viste. Oublié de l’histoire, il a chanté la tradition du Désert. Avec la Dent du Géant, la Brèche Osseuse, la Laure Palestinienne et l’Oratoire Carme, son chant rejoint le bric-à-brac de disparitions accueillies dans les récits précédents. Poétique et politique, maudite pour le site ou échelle trop vaste pour nos mémoires, la Porte Nord ouvre et ferme l’accès aux savoirs. C’est une entrée de ville de dimension épique.

Un poète marseillais éclaire ce n°5 et l’énigme de L’Eliade. Akhenaton nous permet les sauts de temps, les impertinences créatrices. Avec lui, nous nous précipitons dans les libertés baroques. Avec lui, nous retrouvons le chemin de la mer. Avec lui, les strates mémorielles recueillies pas à pas font scintiller de sens les usages d’aujourd’hui. Historiographie poétique d’un morceau de ville.

 

 

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N°4 SOUS L'ÉTOILE

Texte : Christine Breton. Artiste invité : Giuseppe Caccavale. Format 15/16 cm, 96 pages, 10 € / ISBN : 978-2-9534899-9-6

 

Depuis notre numéro 1, nous voyons se dessiner, dans la perte, des formes de “marseilles” : cette fois, c’est un oratoire médiéval qui disparaît. Cette petite construction, qui cristallise le temps et l’espace d’une communauté, n’apparaît que dans les textes : a-t-elle seulement existé ? Pourquoi faire construire de telles architectures ? Que se passe-t-il dans l’épaisseur de sept cents ans d’écrits? Peu de sources sûres pourront nous répondre ; en revanche, beaucoup d’hypothèses plausibles surgissent dans le rapport créé entre l’oratoire, signe du sacré, et le territoire du diocèse, étendue politique. Dans ce quatrième opus, l’écriture nous rencontre et nous balançons sans cesse entre la vérité, la fiction (et la vérité de la fiction !) et le mensonge suivi de son cortège de violences.

 

 

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N°3 : IMAGINE UN DÉSERT !

Texte : Christine Breton. Artiste invitée : Valérie Jouve. Format 15/16 cm, 112 pages, 15 € / ISBN : 978-2-9534899-6-5

 

Quand la ville se développe sur un site qui a été une Solitude, un Désert, réservé au silence et au retrait du monde, les traces de cette confrontation contradictoire vivent dans le repli des mémoires des habitants. Du sommet aux piémonts de l’étoile qui dominent le nord de Marseille, les attitudes de la limite, vécues avant nous dans les Déserts, se transmettent et nous enseignent. Quel goût laissent-elles dans nos contraintes et rêveries urbaines actuelles ? Le troisième récit d’hospitalité se laisse embarquer dans les lointains marseillais et continue d’interroger les modèles importés qui fondent la ville d’aujourd’hui, de Sainte-Marthe à la Galline. Saurons-nous traverser la fureur de la scène et des personnages portés par l’esthétique du Désert ? En réponse à cette question, la photographe Valérie Jouve nous entraîne dans la plaine de Jéricho…

 

 

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[7019] Béthanie, vue générale de l'Est/SudEst © Ecole Biblique et Archéologique de Jérusalem

 

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Sans titre © Valérie Jouve

 

 

N°SPÉCIAL JOURNÉES DU PATRIMOINE 2011 : LE LIVRE DU RUISSEAU 

Texte : Christine Breton/Philippe Mioche/Arnavant. Illustrations : Archives Départementales des Bouches-du-Rhône. Format 15/16 cm, 64 pages, 10 € / épuisé, version pdf gratuite sur demande

 

Il ne s’agit pas d’une simple zone d’activités avec des entreprises de services ; l’industrie y est encore présente par sa production mais aussi par ses traces historiques et archéologiques. On y trouve un lycée, un centre de formation, des CAT, une caserne de pompiers, un couvent, des cités ou encore des maisons construites en aluminium… La nature y a encore ses droits avec le parc Billoux, des jardins ouvriers ou ce ruisseau et sa cascade presque oubliée. […] Le groupement d’entrepreneurs d’Arnavant a demandé à Christine Breton, conservatrice du patrimoine, de dresser un portrait de ce territoire. Notre groupement soutient toutes les actions qui le valorisent : ce livre en est l’illustration et nous sommes heureux de l’offrir à celles et ceux qui prendront le temps d’y marcher lors des Journées Européennes du Patrimoine 2011.
Christophe Dewavrin, Vice-président d’Arnavant et pilote de la Commission culture.

 

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[Delta 11328], Dessin de J. Rozan, 1931, pour l'Usine Rocca-Tassy-de Roux © Archives départementales

 

 

N°SPÉCIAL FAUX-BOURGS 

Texte : Christine Breton. Artiste invitée : Yohanne Lamoulère. 23 cartes postales, format 15/16 cm, 10 €

 

Ici en jouant sur les mots, c’est la chambre, l’appareil de la photographie, qui accueille dans ce numéro spécial, publié lors des Journées Européennes du Patrimoine 2011. Son récit est visuel, il renoue avec la tradition marseillaise. En 1891, Dominique Piazza, né au quartier des Carmes, édite une série de cartes postales avec photographies intitulée "Souvenir de Marseille". La photographie monumentalise le souvenir — à l’inverse, Yohanne Lamoulère réinterroge le souvenir monumental. Elle revient à la phrase du poète : "Le monument de Marseille, c’est son peuple» et invite à une écriture de voisinage.


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© Yohanne Lamoulère/Transit. Ci-dessous, l'une des premières cartes postales de Dominique Piazza (Merci encore aux Archives départementales !)

 

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N°2 : LA VILLE PERCHÉE 

Textes : Christine Breton. Artiste invitée : Martine Derain, avec Zohra Adda Attou. Format 15/16 cm, 96 pages, 10 € / épuisé, version pdf gratuite sur demande

 

Dans ce numéro 2, après les tunnels et les fonds du ravin de la Viste, l’histoire se poursuit, plus noire, même si elle prend appui sur les hauteurs de la ville perchée. Lentement, se dévoile une autre urbanité…

 

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N°1 : AU RAVIN DE LA VISTE

Retirage avec traduction anglaise disponible, janvier 2013 

Texte : Christine Breton. Artiste invité : Hervé Paraponaris. Format 15/16 cm, 64 pages, 12 €/réédition / ISBN 979-10-91248-02-0.  

 

Au lieu d’un lieu, un gouffre. Un bruit sans fond, sans forme. Le rythme cocaïné de l’autoroute sans cesse, sans trêve. Cœur emballé, frottement sans fin de l’épiderme rocheux. Il ne peut en jaillir qu’une étrangeté. Disparition des subtilités, de la tradition, des continuités. Rabotage des falaises abruptes, des silences, abris, désirs. Ratissage des siècles et du lieu.
— Reste l’os…

 

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Montleiric et La Viste © Florence Lipsky

 

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La grotte © Abraham Poincheval

 

+ Economie Les numéros 1 et 2 ont été financés par les ventes seules. L’Association Arnavant, la Cité des Arts de la Rue, la Mairie du 15/16, le CAES du CNRS-Université de Provence, Marseille Provence 2013, Attac ont apporté leur soutien par l’achat de dix exemplaires au moins des premiers numéros. À partir du numéro 3, Les Récits sont publiés avec l’aide du Conseil général des Bouches-du-Rhône, de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur et de la Ville de Marseille, de la DRAC PACA et la DRJSCS PACA dans le cadre du programme  Identités, Parcours & mémoire.

Hôtel du Nord - Récits d'Hospitalité de Christine Breton
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