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Les éditions commune

Livres d'artistes et de chercheurs

Prélude pour une autre fois / Olivier Derousseau

Publié le 22 Septembre 2026 par Les éditions commune

Cinéma hors capital(e) numéro 9

Que dire ? était le titre de la brochure qui annonçait la création de notre collection Cinéma hors capital(e) il y a quinze ans. Aujourd’hui, la dizaine de livres-DVD édités permet de répondre à la question. « Dire » et « Faire » sont liés dans un même geste. « Faire », c’est l’expérience cinématographique et sociale à laquelle cette collection est adossée, celle du Polygone étoilé, lieu de création indépendant à Marseille. Ici, l’écriture prolonge un geste… Que dire ? revendiquait ainsi d’aller chercher une histoire de ce cinéma-là qui n’a guère sa place dans l’histoire de l'industrie culturelle. L’histoire du cinéma ne nous est pas donnée, il importe, particulièrement aujourd’hui, de l’inventer.  Avec ce numéro, nous poursuivons cette recherche et suivons cette fois le chemin d’Olivier Derousseau, qui depuis ses premiers films noue l’expérience du cinéma et celle des luttes à l’émancipation par la création. Pour explorer ce cinéma d’une grande exigence formelle et politique, Jacques Rancière apporte son regard critique et sa connaissance de ces films ; les technicien·nes, monteurs et cinéastes, témoignent de leurs recherches communes, et Stéphane Zygart, philosophe, en prolonge la richesse. Northern Range, dernier ouvrage du cinéaste ici en DVD encarté, donne à voir cette quête d’un avenir collectif, d’un Nous dont Georges Oppen disait qu'il est le seul mot / Que chacun a le devoir / De définir pour lui-même. Cette attention extrême aux choses singulières et à un être en multitude, nous la partageons.

Quatrième de couverture, par Mathilde Girard, cinéaste : "Le cinéma d’Olivier Derousseau, c’est le cinéma d’un camarade qui a poursuivi le travail difficile de mettre en relation des choses belles et moins belles qui étaient en train de disparaître, pour essayer de les rattraper. Quelles choses ? Comme l’indique Jacques Rancière au début : l’usine, le monde ouvrier. Le cinéma – Derousseau nous y renvoie sans cesse, et on le mesure à chaque étape de la fabrication (de l’image, du son, du texte, du montage, de la mise en scène) – est un travail considérable pour lutter contre la forme destructrice du travail. Il y a des paradoxes. Il se peut que le film rencontre des paradoxes sur le chemin de la disparition de l’usine. Qu’est-ce qu’on perd quand on perd quelque chose qui unit et qui épuise ? C’est une forme d’amour en tout cas. Dans cet effort de l’amour et de l’usine, pour construire et relier les deux, il y a toute une vie, celle des camarades qui sont invité·es ici, à écrire et discuter, et tous les collectifs avec qui s’est éprouvée sur des années la forme de cette disparition. Alors, une sorte de miracle se produit, quand la mélancolie et la colère se renversent dans le commencement d’une histoire qui sort de la bouche de quelqu’un qui a l’air de ne rien savoir, de quelqu’une qui serait neuve de tout savoir. Alors, le monde mort se repeuple dans l’inventaire d’une maison en travaux."

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Livre 256 pages, 70 illustrations couleur et NB, format 13,5x18 DVD Northern Range, 70' | ISBN 979-10-91248-26-6 | prix 25 €
Textes Jacques
Rancière, penseur de la démocratie et de l’émancipation ouvrière / Stéphane
Zygart, spécialiste en éthique médicale et handicap / Jérémy Gravayat, Jean-François Neplaz, Léo Richard, cinéastes et monteurs / Anne Sabatelli & Pierre-Vincent Cresceri, ingénieurs du  son | Quatrième de couverture Mathilde Girard

Pour commander : directement aux éditions commune ou chez vos libraires.

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Olivier Derousseau Après 4 ans passés au Conservatoire National de théâtre de Lille, se forme au théâtre de rue (Collectif Organum), passe neuf mois en compagnie de La Parole Errante, quatre ans à pratiquer la danse (Cie Trois quart face), puis travaille avec Alain Béhar (Cie Quasi), Gilles Masson, Virginie Lacroix, Souad Quétin, Patrick Fontana, Nathalie Nambot, Marie Lamachère, Catherine Legrand ; accroche des œuvres d’art à partir de 1991 ; mène des ateliers avec des petits vieux, des enfants, des fragiles, des étudiant·es et les comédien·nes de la Compagnie de l’Oiseau-Mouche à Roubaix ; rencontre le concept et des œuvres d’Art Brut à l’occasion de la donation au LaM de la collection Aracine ; écrit si l’occasion se présente (On débutait tous, un roman-photo, éditions Etouchane, revues Persistance, Alice, Chimère, Revue Documentaire, Catalogue Habiter Poétiquement et L’invention du lieu) ; milite entre 2003 et 2012 au sein de La CIP-IDF (coordination des intermittents et précaires d’Île-de-France) ; participe depuis 2013 aux Rencontres Encore heureux... ayant lieu à la Fonderie au Mans.

 

 

 

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