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Les éditions commune

Livres d'artistes et de chercheurs

Attention à la fermeture des portes ! Rue de la République, Marseille

Publié le 2 Janvier 2015 par editionscommune.over-blog.com in publication

Attention à la fermeture des portes ! Rue de la République, Marseille
Attention à la fermeture des portes ! Rue de la République, Marseille
Un livre de Jean-Stéphane Borja, Martine Derain et Véronique Manry, un documentaire sonore de Caroline Galmot
 
Marseille, été 2004… Un conflit éclate entre des locataires et leur propriétaire, un fonds d’investissement américain venant d’acheter sur la rue de la République plus d’un millier de logements. Il exige que tous quittent leurs appartements au plus vite : il veut y engager des travaux et les revendre « à la découpe ». À l’initiative de quelques locataires, appuyés par l’association Un Centre-Ville Pour Tous , une mobilisation collective a pris forme…
Issu d'une recherche-action soutenue par le Plan Urbanisme Construction Architecture (Paris), ce livre retrace et interroge la mobilisation – par l'écrit, l'image et le son –  depuis les premières lettres demandant aux locataires de quitter les lieux, c'était en 2004, jusqu'aux dernières décisions de justice rendues 5 ans plus tard en leur faveur.
 
> En savoir plus sur les pages du site de France Culture consacrées à Marseille.
> Ecouter le documentaire sonore de Caroline Galmot, en ligne sur Radio Grenouille.
> Ci-dessous la chambre d'Isabelle © Martine Derain
 

Attention à la fermeture des portes ! février 2010. Format 16x22, 288 p., 146 ill. couleur, 17 NB (dont un cahier photo proposé par Serge Le Squer et un cahier photo par Denis Gheerbrant, la conception éditoriale et le graphisme sont de Martine Derain), 1 cd audio. Prix : 18 € (frais de port 4,80 €) 

 

Pour trouver ou commander, c'est ici !
 

 

"Ceux qui s’intéressent à la ville sont-il condamnés, partout, à constater la gentryfication des quartiers populaires au cœur des métropoles? Et l’éviction ou l’expulsion de leurs habitants d’origine? C’est le sentiment que l’on a parfois à la lecture des travaux qui analysent les mécanismes économiques, sociaux et culturels qui affectent les centres urbains anciens en tous points du monde. Les ressorts en sont tellement puissants qu’ils ruinent par avance les velléités de s’y opposer.

D’où l’intérêt d’une observation et d’une analyse qui, renonçant à l’examen académique des faits et à ses conclusions par avance désenchantées, se mettent au service des habitants. Certes, on connaît le risque de cette pratique militante de la sociologie de terrain: celui de transformer le chercheur en porte-parole, oublieux de sa position singulière et des exigences de sa discipline. Mais point de cela dans la recherche-action rendue publique ici. Avec pugnacité et modestie, l’équipe, associant sociologues et artistes, a trouvé une place au sein même de l’arène publique naissante de la rue de la République, apportant aux acteurs du quartier (habitants plus ou moins engagés, militants politiques et associatifs, représentants des institutions…) un regard autre sur les transformations urbaines à l’œuvre et à la communauté des chercheurs, le bénéfice d’une expérience réflexive. C’est là que ce travail est sans doute le plus significatif: alors que la brutalité peu commune de l’opération immobilière pouvait conduire, par effet de symétrie, à une sociologie guerrière, dénonciatrice à juste titre des procédés employés et de leurs conséquences sociales, les chercheurs ont eu la sagesse d’éviter de se placer dans la dépendance d’un objet "ennemi" pour s’intéresser à ceux qui tentaient d’y faire face, se plaçant à leurs côtés et non au-dessus…

Cela change-t-il quelque chose à l’issue finale de l’opération ? Oui, car en faisant place – par la parole, l’image et l’écrit – aux histoires singulières de chacun et à l’action de tous, la recherche aura contribué à rendre visible ceci: les habitants de la rue de la République sont bien les sujets de leur histoire, ceux qui y sont restés comme ceux qui en sont partis."

François Ménard

Responsable scientifique de programmes de recherche au Plan Urbanisme Construction Architecture

 

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La recherche-action, portée par l’association Transverscité, a reçu le soutien du Plan Urbanisme Construction Architecture (Ministère de l’écologie, de l’énergie, du Développement et de l’Aménagement Durables) et du Conseil Régional Provence-Alpes-Côte d’Azur, service foncier et urbanisme. 

Attention à la fermeture des portes ! mis en œuvre et réalisé par l’association commune a été soutenu par Identités, Parcours & Mémoire, protocole commun à la Drac Paca et à l’Acsé Paca (pour le livre, l’édition du CD, les projections/rencontres publiques) et par la Ville de Marseille (pour la photographie)